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Le PCD 2018, morceaux choisis

Sabine Durand

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Le PCD 2018, morceaux choisis

L’éco-conception gagne les matières, les filières, le décor. C’est ce qui ressort de l’édition parisienne du salon, les 31 janvier et 1er février dernier. Le luxe commencerait-il à verdir ? Ce ne sont pas les fabricants d’emballage présents sur le salon qui diront le contraire, eux qui multiplient les propositions sur le créneau. Certains continuent de revoir à la baisse le poids de matière, que ce soit dans le papier-carton (l’intitulé du concours de design Less Is More de Metsä Board parle de lui-même) ou le verre : le pot carré aux parois allégées Epure de Pochet du Courval se décline désormais en version cylindrique « plus en adéquation avec l’univers cosmétique ». Certains renforcent la part de recyclé utilisée, à l'instar de Verescence. En effet, outre  son nouvel outil chargé de mesurer l'impact environnemental de ses produits et process,  le verrier s'enorgueillit de l'adoption de Néo Infinite Glass (90 % de verre recyclé, dont 20 % de PCR) « par deux marques, l'une de cosmétique, l'autre de parfum, pour des lancements prochains ». Aptar met en avant, lui aussi, son travail sur les flacons à base de PIR (Post Industrial Recycled), de PCR (Post Consumer Recycled) au même titre que de bioplastiques. Recyclage à l’honneur également chez FoilCo, pour les films polyester utilisés pour le marquage à chaud. En effet, l’entreprise britannique familiale est membre du programme Prismm Zero Foil 2 Landfill Scheme. Géré par Prismm Environnemental, celui-ci consiste à collecter les milliers de tonnes de films polyester métallisé auprès des imprimeurs, en Grande-Bretagne dans un premier temps. La différenciation va dans le décor Le décor se met lui aussi à l’heure écolo. Alors que les encres à base d’eau se sont progressivement imposées, les versions poudre gagnent du terrain. C’est le cas chez Tubex pour les aérosols, le cas aussi chez Stölzle, qui, pour son Quali Glass Coat 2.0, souligne que « l’utilisation de la peinture en poudre permet d’offrir une palette de nouveaux effets à très faible impact sur l’environnement (…) mais aussi une grande résistance mécanique ».  À ces techniques de décoration extérieures, Verescence, elle, répond par un travail sur l’intérieur des flacons, qu’elle sculpte (Sculpt’In), métallise (Metal’In), colore (Color’In) ou pare de pierres précieuses. De son côté, Oriol&Fontanel propose des machines de gravure laser fabriquées en France, « à l'utilisation intuitive ». Ou comment graver en 15 minutes chrono jusqu'à 50 pièces personnalisées (plateau de 406 x 305 mm) toutes les matières ou presque... Exception faite du Zamak qui réfléchit la lumière. Mais encore ? Parfumées, textiles, créatives, d’autres initiatives étaient à découvrir sur le salon, évidemment. En voici certaines en résumé. Seram fait un pas de deux avec les start-up. Après MyPack Connect en 2017, avec laquelle elle a créé la première dentelle connectée, Seram combine son savoir-faire avec celui de Sericyne, l'élaboration d'une « matière d’exception », une soie non tissée produite directement par les vers à soie. En résulte un nœud papillon avec incrustation de feuilles d’or et une boule délicate, composée de deux demi-sphères reliées par un ruban taillé en biais. Id Scent met la gomme… parfumée. À partir du Scentest, sa technique de parfumage des fibres du papier par compression d’air, Id Scent a imaginé un goodie sympathique : un porte-clés auquel est accroché une gomme parfumée. Qui, passée sur le papier, laisse un sillage étonnant… DuPont en a sous le capot. Avec son concours Be Surlyn and Design, le groupe chimiste a proposé aux étudiants en deuxième année du Bachelor of Arts en design produit, bijou et accessoire de l’école HEAD de Genève de concevoir un tout nouveau capot de parfum en Surlyn. C’est Martin Guillet qui a été récompensé pour sa création originale Make Them Melt… « Fasciné par le rendu très fluide des chutes de Surlyn au moment de l’injection » lors de sa visite au Centre technique européen de DuPont, à Meyrin (Suisse), il a imaginé une pièce massive, à la forme amorphe et simple, aux possibilités de personnalisations réelles via les variations de couleurs. DuPont entame désormais « la deuxième phase du projet, marquée par la fabrication effective du capot en quantité industrielle ». René Héraud, le sens de l’étiquette. Le fabricant français a élaboré des étiquettes multi-éléments. « Le principe consiste à découper une matière adhésivée, puis de la complexer avec un film, afin de pouvoir relever l’ensemble des éléments. Ceux-ci seront ensuite déposés comme une décalcomanie sur un support carton, verre, métal… Ce procédé a fait l’objet d’un brevet industriel », explique Laurent Héraud. « Les matières découpées sont obligatoirement des matières non cellulosiques, donc synthétiques : nous travaillons principalement sur des bases polyester avec des effets mats ou brillants. » Autre nouveauté présentée sur le salon ? Des étiquettes adhésivées parfumées par encapsulation.  

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